Sarkozy, pourri ?

Nicolas Sarkozy, pas si clair...

Nicolas Sarkozy, pas si clair...

Dans un livre publié mercredi 31 août par deux collaborateurs du Monde, Gérard Davet et Fabrice Lhomme (Sarko m’a tuer, éd. Stock, 364 p., 19 euros), une trentaine de personnalités s’estimant victimes de Nicolas Sarkozy s’expriment.
Policiers, magistrats, hauts fonctionnaires, responsables politiques ou simples anonymes racontent comment leur carrière, voire leur vie, a été brisée par le chef de l’Etat ou son entourage.

Parmi ces personnalités, la juge de Nanterre Isabelle Prévost-Desprez, qui a notamment instruit un supplément d’information dans l’affaire Bettencourt, avant d’être dessaisie à l’automne 2010. La magistrate, qui explique avoir dû faire face aux pressions du pouvoir via le procureur Philippe Courroye, un proche du président de la République, révèle notamment les confidences que lui auraient faites des témoins situés dans l’entourage de Liliane Bettencourt. « L’un d’eux, hors procès-verbal, m’a dit qu’il avait vu des remises d’espèces à Sarko », assure-t-elle.

Isabelle Prévost-Desprez évoque également le témoignage de l’infirmière de l’héritière de L’Oréal, qui aurait confié à sa greffière : « J’ai vu des remises d’espèces à Sarkozy, mais je ne pouvais pas le dire sur procès-verbal. » Mercredi 31 août au matin, l’Elysée à déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) que les déclarations de Mme Prévost-Desprez étaient « infondées, mensongères et scandaleuses ». La porte-parole du gouvernement, Valérie Pécresse, a ajouté, sur France 2 : « Quand on a des accusations à porter, on doit les porter devant la justice. » Martine Aubry a, de son côté, demandé « l’ouverture d’une enquête » : « Je ne comprends pas que Mme la juge n’ait pas exprimé cela devant le procureur même si je sais les pressions dont elle a été l’objet et dont elle s’est d’ailleurs plainte », a déclaré la candidate à la primaire sur BFM TV/RMC. « Quand une allégation se retrouve sur la place publique une nouvelle enquête doit avoir lieu. »

Les déclarations de Mme Prévost-Desprez font écho à celles de Claire Thibout, l’ancienne comptable des Bettencourt, qui décrit dans l’ouvrage comment la police, à la demande du parquet de Nanterre, a tenté de la faire revenir sur ses déclarations en juillet 2010 au site Mediapart, dans lesquelles elle désignait Nicolas Sarkozy comme destinaire éventuel d’enveloppes d’argent liquide.

Le livre contient d’autres révélations sur les méthodes qui auraient été employées par le pouvoir pour déstabiliser des adversaires politiques ou nuire à des personnalités. Il contient notamment le témoignage de l’ancien conseiller de Michèle Alliot-Marie à la chancellerie, David Sénat, mis à l’écart et placé sous surveillance par les services secrets, car suspecté d’être une source du Monde dans l’affaire Bettencourt.

Le magistrat explique comment un conseiller du chef de l’Etat aurait cherché à obtenir des informations sur une affaire privée susceptible de nuire à Me Olivier Metzner, l’avocat de la fille de Liliane Bettencourt. Il raconte aussi que le cabinet de Michèle Alliot-Marie aurait fait fuiter dans la presse, au moment de l’affaire Clearstream, des éléments de la procédure pouvant être embarrassants pour Dominique de Villepin.

Source : lemonde.fr

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Sarkozy et Guéant : des magouilles en Lybie pas très claires…

Sarkozy et Guéant : des magouilles en Lybie pas très claires…

Claude Guéant

Claude Guéant

Le site a mis en cause nommément, jeudi 28 juillet, le ministre de l’intérieur Claude Guéant et le chef de l’Etat. Documents à l’appui, Mediapart relate comment la place Beauvau a aidé, de 2005 à 2007, Ziad Takieddine à obtenir des contrats en Libye. Le maître d’œuvre de ce rapprochement franco-libyen, qui est également intervenu pour la libération des infirmières bulgares à l’été 2007, n’est autre que l’actuel ministre de l’intérieur, Claude Guéant, affirme Mediapart.

TAKIEDDINE, ARTISAN DU RAPPROCHEMENT ENTRE SARKOZY ET LA LIBYE

Ziad Takieddine est soupçonné d’avoir été l’un des intermédiaires des contrats Agosta de vente de sous-marins au Pakistan en 1994. Les commissions qu’il a touchées en marge de ces contrats et qu’il a reversées à des intermédiaires pakistanais pour faciliter la vente auraient pu donner lieu, selon les soupçons des juges, à des rétrocommissions illégales, qui auraient servi à financer la campagne d’Edouard Balladur en 1995, dont Nicolas Sarkozy était l’un des principaux artisans.

C’est l’arrêt du versement des commissions par Jacques Chirac et Dominique de Villepin, quelques années plus tard, qui aurait abouti à l’attentat qui a tué 14 personnes dont onze Français, le 8 mai 2002 à Karachi.

Selon les nouveaux documents que publie Mediapart, Ziad Takieddine a entretenu des relations avec certains proches de l’actuel chef de l’Etat, notamment au travers d’une tentative avortée de vendre un système de surveillance aux frontières de l’Arabie Saoudite en 2003. Jacques Chirac a fait stopper au dernier moment ce contrat mené sous l’égide de M. Guéant, alors directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, lui-même ministre de l’intérieur.

En 2005, au retour de Nicolas Sarkozy place Beauvau, la Libye, qui cherche à rompre avec son isolement international, prend contact avec lui pour « établir une coopération sérieuse dans tous les domaines de la sécurité ». Le ministre libyen de l’intérieur de l’époque souhaite même rencontrer son homologue français.

« L’AUTRE SUJET IMPORTANT… »

Ziad Takieddine sert alors d’intermédiaire et cherche à faire venir des cadres de la compagnie Sagem en Libye pour discuter d’un projet de vente d’un système de fabrication de passeports et de cartes d’identités biométriques. D’autres projets sont évoqués dans des courriers cités par Mediapart, sur la modernisation d’avions de chasse Mirage et Sukhoi, par exemple, ou la surveillance aux frontières. Deux domaines qui relèvent en principe du ministère de la défense et pas de celui de l’intérieur.

Claude Guéant prend alors langue personnellement avec M. Takieddine. Celui-ci envoie, le 6 septembre 2005, une note au directeur de cabinet du ministre de l’intérieur, pour préparer une visite de Nicolas Sarkozy en Libye. Au menu, des discussions sur le terrorisme ou l’immigration, mais aussi des questions de contrats.

M. Takieddine évoque dans ses courriers à M. Guéant une visite préparatoire que ce dernier effectuerait préalablement et « de manière confidentielle ». La note du Franco-Libanais à M. Guéant explique que cette discrète visite aura un « autre avantage : plus d’aise pour évoquer l’autre sujet important, de la manière la plus directe… » Ce « sujet important » n’est pas précisé. « Il est indispensable que le volet ‘commercial’ de la visite ne soit pas mis en avant par les préparatifs officiels », écrit encore M. Takieddine.

COMMISSIONS ILLÉGALES

Un autre courrier, de Nicolas Sarkozy cette fois, et adressé à un proche de Mouammar Kadhafi, confirme le projet de visite officielle précédée de la venue de Claude Guéant à Tripoli. Dans une nouvelle note envoyée en septembre 2005 par M. Takieddine à M. Guéant, l’intermédiaire évoque la volonté du ministère de l’intérieur français de vouloir superviser « la bonne exécution tant des travaux que du contrat ».

Dans un autre document, Takieddine assure à son correspondant libyen que « Sagem est la société à laquelle le ministre (Nicolas Sarkozy) a l’intention de confier le contrat de surveillance des frontières en entier ». Mais le clan Chirac veille et récupère les contrats de rénovation au profit de Dassault et non Sagem.

Ziad Takieddine repart à l’assaut en 2006. Il fait cette fois l’intermédiaire entre I2e, groupe spécialisé dans la « guerre électronique » et dirigé à l’époque par Philippe Vannier, actuel dirigeant du groupe Bull (aujourd’hui, I2e a été renommée Amesys et appartient au groupe Bull). Dans un courrier aux autorités libyennes, M. Vannier évoque, pour vanter sa technologie de contre-mesures d’écoutes électroniques, « le ministre de l’intérieur français » qui « dispose d’une réelle connaissance corroborée par une collaboration avec la société spécialisée dans ce domaine », I2e donc.

Un contrat est signé pour 33 millions d’euros avec la marine libyenne. M. Takieddine percevra en 2007 et en 2008 de la part d’I2e une commission de 4,5 millions via plusieurs sociétés offshore. D’autres contrats de la même société lui permettront de toucher 7 millions supplémentaires. Autant de sommes en principe illégales : la France a proscrit depuis 2000 les commissions sur les ventes d’armes et de matériel assimilé comme les technologies de surveillance.

LES COULISSES DE LA LIBÉRATION DES INFIRMIÈRES BULGARES

Avec l’élection de Nicolas Sarkozy en 2007, Ziad Takieddine évoque dans plusieurs notes ses espoirs de nouveaux contrats avec la Libye. « Des coopérations industrielles et technologiques assorties de création d’emplois doivent être mises en place. Cette politique devra se traduire par la mise en place d’un système nouveau plaçant les contrats qui doivent aboutir sous l’égide du nouveau président », écrit l’intermédiaire le 11 juin 2007.

Le même jour, M. Takieddine écrit dans une autre note que « M. Brice Hortefeux (alors ministre de l’immigration) doit se rendre à Tripoli prochainement. Il pourrait y préparer l’officialisation des commandes pour la France ». Dans sa note, Takieddine n’évoque ni la ministre de l’intérieur de l’époque, Michèle Alliot-Marie, ni le ministre de la défense, Hervé Morin. Parmi les sujets que doit évoquer M. Hortefeux, figurent, selon le Franco-Libanais, « les infirmières bulgares : le ministre est chargé de la négociation de l’accord en vue du dénouement de cette affaire », mais aussi la « signature d’accords souhaités par la France ».

C’est finalement Claude Guéant qui se rendra en Libye à la place de Brice Hortefeux. Devant la commission d’enquête parlementaire sur les conditions de la libération des infirmières bulgares en 2007, M. Guéant a assuré : « Il n’y a eu aucune contrepartie, je l’ai déjà dit et je le répète: la France n’a pas déboursé un centime ; la France n’a pas conclu le moindre contrat pendant les discussions sur la libération des infirmières et du médecin ; la France n’a pas échangé leur élargissement contre des perspectives de coopération supplémentaires. »
Or plusieurs pièces montrent que cette affirmation était fausse. Au moment où se négociait la libération des infirmières, M. Guéant échangeait avec ses homologues libyens des promesses de coopération. Dans un courrier du 20 juillet, Claude Guéant promet que la France a l’intention de « renforcer sa coopération bilatérale, dans le domaine du développement technologique, du nucléaire civil, de la défense et de la formation » avec la Libye de Kadhafi.

On s’en doutait, avec Claude Guéant à la défense, on se sent en sécurité…

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Guy Wildenstein minimise ses biens

Guy Wildenstein

Guy Wildenstein

Guy Wildenstein, représentant UMP de Washington au sein de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), a été mis en examen mercredi 6 juillet pour recel d’abus de confiance dans le cadre de la succession de son père, le marchand d’art Daniel Wildenstein.

La veuve de Daniel Wildenstein, Sylvia Roth, avait porté plainte contre son beau-fils Guy Wildenstein, décoré de la Légion d’honneur en 2009 par Nicolas Sarkozy, qu’elle accusait d’avoir dissimulé, au fisc et aux autres héritiers, une large part de l’immense fortune familiale, estimée à 4 milliards d’euros. Il est également visé par une plainte pour recel d’un tableau de Claude Monet.

Depuis la mort, en 2001, de Daniel Wildenstein, célèbre collectionneur et marchand de tableaux, ses héritiers se disputent sa succession. Sa veuve, Sylvia Roth, reproche aux fils d’un premier mariage, Guy et Alec, d’avoir dissimulé une partie de l’héritage dans des trusts, des structures opaques basées dans des paradis fiscaux – Guernesey, les îles Caïman et les Bahamas –, dont il est impossible de savoir qui sont les vrais propriétaires.

La fortune de Daniel Wildenstein aurait été considérablement minimisée dans la déclaration faite au fisc après sa mort. Elle aurait été portée à 42 millions d’euros, alors que la fortune du collectionneur est estimée à plus de 3 milliards d’euros. Les Wildenstein, dont la galerie est à New York, forment une des plus importantes dynasties de marchands d’art au monde, depuis le XIXe siècle.

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Le besoin d’argent des époux Brunel

Le besoin d’argent des époux Brunel

Chantal Brunel recherche des fonds pour ses campagnes

Chantal Brunel recherche des fonds pour ses campagnes

La députée (UMP) de Seine-et-Marne Chantal Brunel est mise en cause dans une affaire de fausse facturation susceptible d’avoir dissimulé une opération de financement politique occulte, aux côtés de son époux Denys Brunel, ancien directeur général de Monoprix.

M. Brunel, qui proteste de son innocence, est poursuivi pour « abus de biens sociaux, faux et usage, blanchiment de fonds provenant d’abus de biens sociaux et corruption ». On lui reproche environ 98 000 euros de fausses facturations.

L’enquête porte sur des faits remontant à la fin des années 1990, et dénoncés à la justice par Edouard Meldonian. A l’époque, ce dernier était directeur commercial d’une société informatique – Facile Info – qui avait notamment pour client le groupe Monoprix. Dans une lettre adressée en mars 2004 au parquet de Meaux, celui-ci expliquait avoir été l’objet d’un chantage. Sa société aurait été contrainte de dégager de l’argent liquide, via des fausses factures, pour travailler avec Monoprix. Convoqué devant la police judiciaire de Versailles, l’homme d’affaires avait développé ses accusations  : « J’ai raconté avoir été racketté par M. Brunel au profit de sa femme, Chantal, qui avait besoin d’argent pour financer ses activités politiques, notamment sa campagne législative de 2002. ‘Il faut aider Chantal’, m’avait-il dit. »

Selon Mme Brunel, ce « complot » politique est destiné à la rendre « inéligible » et aucun détournement d’argent n’a jamais eu lieu.

D’importantes menaces :

En marge de l’enquête, une procédure distincte pour « subornation de témoin » est toujours en cours. M. Meldonian avait révélé le 6 novembre 2008 à M. d’Huy avoir été approché deux mois plus tôt par un promoteur qui lui aurait proposé 150 000 euros en échange de son silence dans l’affaire Brunel. Proposition assortie à l’en croire de menaces. « Il m’a juste dit que, dans ce genre d’affaires, il y avait eu des gens qui avaient eu des accidents cardiaques, des défenestrations, des accidents de voiture », avait assuré M. Meldonian au juge.

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René Teulade a une bonne mutuelle

René Teulade doit payer !

René Teulade

René Teulade

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné aujourd’hui à 18 mois de prison avec sursis et 5 000 euros d’amende René Teulade. L’ancien ministre socialiste a été reconnu coupable d’abus de confiance dans le scandale de la Mutuelle de retraite de la fonction publique (MRFP).

Contre les sept autres prévenus, ont été prononcées des peines de 8 à 18 mois de prison avec sursis et de 1 500 à 5 000 euros d’amende. La condamnation du sénateur-maire d’Argentat (Corrèze) est cohérente avec les réquisitions du parquet.

René Teulade, 79 ans, était jugé pour avoir profité d’avantages indus au détriment de l’ex-MRFP, qu’il a présidée de 1974 à 1992, avant d’en être président d’honneur. Les faits reprochés portent sur la période 1992-2000. L’ancien ministre des affaires sociales du gouvernement de Pierre Bérégovoy (1992-1993) avait contesté les faits.
Selon lui, « cette affaire traduit une méconnaissance totale des mécanismes de la mutuelle ». Personne n’a donc rien compris, si ce n’est lui : qu’il est possible de gagner de l’argent avec des mutuelles.

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Dominique Bussereau, toujours en déplacement…

Dominique Bussereau toujours sur la route…

Dominique Bussereau

Dominique Bussereau

Plus de 750 000 euros de facture d’avion-taxi en 29 mois d’exercice. Le passage de Dominique Bussereau au ministère de l’agriculture aura coûté cher au contribuable…

L’hebdomadaire cite un rapport de l’Inspection générale de l’agriculture, qui pointe les 757 130 euros dépensés « soit une moyenne mensuelle de 26 107,98 euros » entre novembre 2004 et mai 2007. Le rapport note que « son prédécesseur en a dépensé 20 851 sur ses dix mois d’activité en 2004″, soit plus de 10 fois moins.

Contacté par l’AFP, Dominique Bussereau a expliqué qu’il ne s’agissait pas d’un « rapport officiel de l’Inspection générale de l’agriculture mais d’un document individuel rédigé par un inspecteur, par ailleurs élu socialiste ». A l’époque, a ajouté l’ancien ministre, il faisait « en moyenne deux à trois déplacements par semaine » pour cause de préparation de la loi d’orientation agricole et période de grippe aviaire. « Les règles étaient très claires », a-t-il poursuivi, affirmant qu’il fallait d’abord avoir l’autorisation du cabinet du premier ministre avant de pouvoir prendre des avions-taxis « après appel d’offres », quand il n’y avait pas de vols ni de liaisons ferroviaires directs.

L’essence est devenue plus chère, mais à ce point… N’aurais-t-il pas pu faire valoir son droit à des réductions SNCF en tant que fils de cheminot ?…

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Luc Ferry manque à son université !

Luc Ferry délaisse l’éducation nationale…

Luc Ferry, un philosophe qui s'est oublié ?

Luc Ferry, un philosophe qui s'est oublié ?

Luc Ferry est professeur de philosophie à l’université Paris-Diderot (Paris-VII) depuis 1996, l’ancien ministre de l’éducation nationale était censé assurer cette année ses enseignements.

En fait, depuis 1996, le philosophe n’a jamais mis les pieds sur le campus de Paris-Diderot, et a toujours bénéficié de décharge de service d’enseignement. Pendant ses divers mandats, l’université assurait la rémunération du fonctionnaire, près de 4500 euros mensuels, tandis que chaque institution lui donnait une allocation de fonction en supplément.

Cependant, avec la loi d’autonomie des universités, tout change… Etant responsable de sa masse salariale et de sa politique de ressources humaines, une université ne peut plus justifier ce type de mise à disposition non compensée. Depuis septembre 2010, Luc Ferry devrait assurer son service d’enseignement comme tous les professeurs.

Luc Ferry estime qu’il ne s’agit là que d’un simple « pépin administratif », mais le maintien de cette situation paraît problématique : « Une université n’a pas le droit d’employer une personne qui ne travaille pas pour elle. Cela peut relever d’un emploi fictif« .

« Je n’ai aucune envie d’être dans l’illégalité », assure Luc Ferry. Peut-être juste simplement d’être encore rémunéré ? Luc Ferry devrait enseigner 192 heures cette année, et a d’ores et déjà indiqué que cet enseignement serait réalisé si sa situation administrative ne se débloquait pas.

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Harcèlement sexuel de Jacques Mahéas, 10 ans après…

Jacques Mahéas dans la tourmente suite à ses ex-agissements sexuels ?

Jacques Mahéas, condamné pour harcèlement sexuel

Jacques Mahéas, condamné pour harcèlement sexuel

Pour des faits qui remontent à 2002, Jacques Mahéas, sénateur et maire socialiste de Neuilly-sur-Marne (Seine-Saint-Denis) a été condamné, en mars 2010, pour agressions sexuelles contre une ex-employée municipale. Quinze mois après cette condamnation, le Parti socialiste a décidé de réunir sa commission des conflits pour étudier la question de son « appartenance » au parti. L’élu socialiste estime qu’il paie, a posteriori, pour l’affaire Strauss-Kahn.

Les premiers éléments de cette affaire remontent à l’été 2002. Deux employées de la mairie de Neuilly-sur-Marne dénoncent le même type d’actes : baisers forcés, attouchements sur les seins et les fesses, dont se serait rendu coupable Jacques Mahéas.

Lors d’une audience face à la cour d’appel en juin 2009, l’édile déclare qu’il est victime d’ »une vengeance personnelle » de la part d’une employée fragile psychologiquement, s’estimant peu considérée après de longues années au service de la mairie. Jacques Mahéas assure qu’il a été la victime d’un « complot » mené par un élu local de gauche. « Je ne suis pas coupable de harcèlement sexuel », affirme-t-il.

Jacques Mahéas perd définitivement l’affaire en 2010 et est jugé coupable. Le marathon judiciaire aura duré huit ans. Depuis, Jacques Mahéas a pour sa part conservé ses mandats. « A aucun moment, au Parti socialiste, la question de mon investiture n’a été posée », assure le sénateur. Pourtant, maintenant, elle l’est.

Publié dans Gauche, Jacques Mahéas, Parti Socialiste | 1 052 commentaires

Henri Emmanuelli et son doigt peu poli !

Henri Emmanuelli, fait un doigt d’honneur au premier ministre !

Henri Emmanuelli ne contrôle plus ses doigts !

Henri Emmanuelli ne contrôle plus ses doigts !

Le bureau a décidé à l’unanimité de sanctionner d’un « rappel à l’ordre » , sans pénalité financière, le député socialiste des Landes. Cette sanction est la première des quatre peines disciplinaires prévues par le règlement de l’Assemblée.

M. Fillon a pris la parole dans un cadre survolté pour rebondir sur la sortie de crise de le France face aux députés :
« C’est vrai, monsieur Emmanuelli, il y a un pays qui fait mieux que nous, c’est l’Allemagne. Et pourquoi l’Allemagne fait mieux que nous ? Parce que l’Allemagne, sous le gouvernement de M. Schroeder, a fait plus tôt les réformes que nous sommes en train de faire en ce moment », a poursuivi M. Fillon.

Bouillonnant sur sa banquette, M. Emmanuelli a alors adressé un doigt d’honneur furtif à François Fillon sous l’objectif des caméras de France 3 retransmettant en direct la séance. Sollicité par l’AFP , M. Emmanuelli déclarait pourtant quelques minutes plus tard : « Je vous laisse fantasmer, je ne sais pas de quoi vous me parlez ». Il est vrai qu’une fois encore, la bonne foi du politicien n’est pas à remettre en doute au vu de la photographie ci-dessus…

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Georges Tron démissionne, scandale sexuel dans l’air…

Georges Tron victime d’affabulatrices ?

Georges Tron, accusé à tort ?

Georges Tron, accusé à tort ?

La 24 mai, une plainte visant Georges Tron est déposée par deux ex-employées municipales de Draveil (Essonne) dont il est le maire. Le secrétaire d’Etat réagit en annonçant une plainte en dénonciation calomnieuse.

Les plaintes sont enregistrées au parquet d’Evry qui confie à la police judiciaire une enquête préliminaire pour vérifier des accusations « susceptibles de recevoir la qualification d’agression sexuelle et de viol ».

Les deux plaignantes qui confirment leurs accusations aux enquêteurs. L’une avait contacté dès le 15 novembre 2010 l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail qui avait jugé « crédible » son témoignage sur des accusations de viol et d’agressions sexuelles.

L’avocat de Georges Tron, Me Schnerb, affirmait le 28 mai que son client ne démissionnera pas du gouvernement, sauf en cas de demande du président Nicolas Sarkozy ou de François Fillon. Or, indique l’intéressé, cela n’a jusqu’à présent pas été le cas. L’avocat de Georges Tron qualifie les plaignantes d’ »affabulatrices ».

François Fillon annonce par communiqué la démission de Georges Tron. Dans une lettre à Nicolas Sarkozy, le maire de Draveil indique qu’il fera de la reconnaissance de son innocence « une affaire personnelle ».

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